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  • Merdado

Bilan (provisoire) de ma journée de confinement n°459


Il est à peine 15h et je ressens le besoin irrépréssible de faire un premier bilan (provisoire) de cette énième journée de confinement.

Au milieu de la nuit mon petit dernier (10 ans quand même) est arrivé en pleurant dans ma chambre, après avoir fait un affreux cauchemar. Dans les brumes de mon sommeil quelque peu altéré par le quart de lexomil que je m’étais généreusement octroyé quelques heures avant, j’ai eu le temps de me dire que je n’aurais pas dû lui laisser voir La liste de Schindler la veille… Assommée, je n’ai pas eu la force de le repousser quand il est venu se glisser entre Perdado et moi-même.

Après quelques coups de pieds, 2 ou 3 griffures de ses ongles de pieds (non coupés depuis 1 mois, honte à moi), un peu de bave sur mon oreiller, j’ai pris ledit oreiller et migré dans la mezzanine du petit où j’ai, comme vous pouvez l’imaginer, passé une assez sale nuit, vu la proximité du plafond et la présence de trop nombreux doudous dans un lit bien trop petit…

Le réveil a été douloureux. Courbatures, bouche sèche, fatigue… Un peu comme tous les matins mais en pire.

La matinée s’est déroulée comme d’habitude : découverte des restes de repas nocturnes des ados, à base de chocolat et de matières grasses dégoulinants dans l’évier, classe à la maison avec un enfant rétif aux mathématiques et tentation grande de lui mettre une claque, questionnement sur le menu du déjeuner et absence de réponse.

Comme je communique essentiellement par sms avec les ados, je leur ai proposé de me rejoindre pour déjeuner. La réponse de l’ado n°2 était sans appel : « mais vous êtes relou à faire des trucs qui puent la » « moi je mange pas avec vous » « je viens de me laver » « me faites pas à manger merci ». Curieusement, elle est quand même venue manger avec nous. La faim sans doute… C’était l’heure de son petit déjeuner.

Après le déjeuner, j’ai eu ma première altercation (sans doute pas la dernière) avec la même ado n°2 qui, ayant commandé (il y a plus d’un mois, avec son argent de poche) des produits Glossier (ne me demandez pas ce que c’est, aucune idée, sauf que c’est du make-up et que c’est cher…) a voulu à tout prix ramener le carton dans la maison parce qu’il est « trop cool ».

Appliquant les consignes d’hygiène stricte, je lui ai expliqué le principe du confinement des emballages pendant 24h…. sa réponse, que je me dois de censurer ici, m’a conduite à tenter la confiscation desdits produits (que j’aurais d’ailleurs bien essayé sur moi…). Elle a fini par accepter de « désinfecter les emballages » sur le palier. Par désinfecter, je pense qu’elle a plutôt compris « infester le palier » car lorsque j’ai ouvert la porte de l’entrée, j’ai découvert une scène digne d’un champ de bataille : papiers éparpillées dans les escaliers, bouts de carton en morceaux, et traces de désinfectant sur le sol.

Comme je poursuis ma grève perlée, j’ai décidé de ne pas ranger. Et ce sont les voisins qui ont fini par m’appeler pour me demander de faire quelque chose…

Voilà, il est 15h12 et je m’en vais faire un tour pour ne pas exploser tout de suite…. Bonne fin de journée !

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