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La souris

Dernière mise à jour : 17 févr.


Le titre de ce post vous intriguera sans doute. Vous penserez peut-être tout d’abord à Tom et Jerry. Ou à Mickey Mouse. Ou alors que je suis totalement perchée. Ce qui est en partie vrai.

La réalité est bien moins mignonne.

Cette souris-là était chez moi. Pendant plusieurs jours. Plusieurs semaines. Peut-être même plusieurs mois. Et avec des copines.

Ce n’est pas la 1ère fois que j’ai ce genre de locataire indésirable. Je me souviens d’une folle soirée lointaine ou Perdado et moi en avions coursée une avec un balai et un aspirateur. Nous pensions pouvoir l’aspirer pour pouvoir ensuite la relâcher. Mission non accomplie et idée stupide bien sûr.

Les autres fois nous avons eu recours à des pièges divers plus ou moins efficaces.

J’ai consulté de nombreux sites spécialisés dans la chasse aux souris. Sujet passionnant, je sais.

Mais depuis quelques temps, il semblait que nos souris avaient migrées vers des cieux plus cléments.

Jusqu’à il y a quelques semaines. Où je découvre des crottes de souris (n’oubliez pas je suis spécialiste « es-souris » désormais) sous les tiroirs de ma cuisine.

Je dégaine mon arsenal : huile essentielle de menthe poivrée (il paraît qu’elles détestent), pièges collants un peu partout (je sais c’est inhumain mais hélas très efficace), aspiration systématique du sol de la cuisine à chaque repas. Et espionnage. Tous les soirs, une fois le calme revenu dans la maison, je retourne silencieusement dans la cuisine pour voir si Mme Souris est là.

Mais rien.

Je commence (et pas seulement moi) à me demander si je n’ai pas eu des visions.

Quand un matin, je l’entends.

Ou plutôt j’entends n°3 qui hurle en allant prendre son petit déjeuner dans la cuisine : la souris est là !

Je reste au seuil de la pièce, la vue d’une souris m’a toujours été insupportable.

J’appelle donc Perdado qui rapplique en tenue d’élimination de souris muni d’un balai. Mais rien sur les plaques collantes éparpillées un peu partout.

N°1 traite n°3 de menteur,n°3 s’énerve, réplique vertement, n°1 part en claquant la porte.

Et c’est là que je l’entends. La plainte de la souris coincée quelque part.

Perdado est parti.

N°3 part aussi.

Il ne reste plus que moi. Et la souris.

Je fuis la cuisine.

Mais je vais devoir trouver une solution et rapidement.

Ca couine toute la matinée. Je n’arrive pas à me concentrer.

En désespoir de cause, j’appelle le dératiseur.

Je supplie la dame au téléphone de m’envoyer quelqu’un dans la journée.

Elle est inflexible.

Je lui explique que si le dératiseur vient trop tard, il ne pourra pas localiser la souris car elle ne couinera plus. Elle sera morte. Et c’est à l’odeur qu’il devra la débusquer.

Elle paraît sensible à cet argument. Et accepte de m’envoyer quelqu’un dans la journée.

Je l’embrasse. Au téléphone.

A 12h45, après avoir cuisiné un vague truc pour n°3, munie de boules quies pour ne plus entendre la plainte souricière, le dératiseur débarque.

Il est équipé d’une grosse mallette. Comme Léon le nettoyeur.

Mais il a l’air plus gentil.

Il me prévient qu’il n’a jamais été confronté à des souris vivantes encore.

Argh.

Mais qu’il a accepté la mission (OMG) en connaissance de cause.

Qu’il l’accomplira donc.

Je suis rassurée.

A 12h52 il a localisé la souris.

J’aurais pu le faire moi-même mais comment vous dire ? Je perds tous mes moyens face à une souris.

Elle est collée à une plaque de glu sous le meuble du four. Je l’avais oublié celui-là

Il la cryogénise. Pour qu’elle meure sur le coup. Elle est foutue.

On est vraiment dans Nikita là.

Mais ça y est elle a arrêté de couiner. Elle est décédée, pauvre souris.

Je vous épargne les (autres) cadavres de souris qu’il a évacués.

Et aussi la longue explication qu’il me fournit lorsque je lui demande pourquoi il fait ce travail (si si j’ai osé).

Et aussi le prix hallucinant que j’ai payé pour ma couardise.

C’est n°2 qui a le dernier mot ce soir :




Allez, bonne nuit !

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