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Mon Monoprix et moi






Après une dizaine de jours d’abstinence (COVID oblige) j’ai voulu m’aérer en allant faire un petit tour dans mon Monoprix préféré, celui d’en bas de chez moi. Ceux qui me connaissent savent que le Monop c’est pour moi une sorte d’anti dépresseur, le lieu où je me ressource quand j’ai le moral en berne. Chaud en hiver, frais en été, c’est le lieu idéal pour une petite pause bien être à peu de frais.

Mais là catastrophe, en pénétrant dans le saint des saints, que découvre-je ? Un chantier, que dis-je, Beyrouth s/ Seine !

En une semaine, ils ont osé, profitant d’un moment d’inattention de ma part. Osé me voler mon sas de décompression en décidant, les sauvages, de faire des travaux. Et quels travaux ! Tout a été déplacé en dépit du bon sens, suivant une logique illogique : le rayon animaux à la place des piles et des ampoules, les vêtements de bébés à la place des fournitures scolaires, le vin en lieu et place des vêtements pour hommes.

Et chaque jour, un nouveau rayon déménage, on se croirait dans Harry Potter.

Je déambule dans les allées démantelées, croisant d’autres âmes en peine, bien marris de ne plus retrouver leurs habitudes. Des employés échevelés et manifestement aussi perdus que les clients transportent des chariots remplis de produits divers en quête d’un asile provisoire. Le rayon douceurs est introuvable, et j’ai une envie de nounours en guimauve chocolat. Je finis par les retrouver, coincés entre les produits bios et les croquettes pour chat ( ???).

Quand je descends au sous-sol, étage qui fut sous des cieux plus cléments, celui de l’alimentation, je manque faire un malaise : des rayons vides, ou quasi vides, des meubles déplacés, un sentiment de désolation. On se croirait dans un supermarché au fin fond de la Pologne. Un employé erre, muni d’une machine lavante, manifestement désœuvré et sans doute aussi un peu déprimé par tout ce vide.







J’ai rendez-vous avec N°1 qui m’écrit du rez-de-chaussée : « C Bagdad Monoprix wesh » et ajoute ce qui suit :




Ce n’est pas ma fille pour rien.

Je vais donc devoir me trouver un autre exutoire, je cherche mais pour le moment, je n’ai rien trouvé. Le G20 et le Carrefour Market ne me font aucun effet (excepté peut-être un ennui profond). Je vais peut-être faire une pétition car dans le quartier, je ne suis pas la seule à être déboussolée par ces travaux surprise qui, dit-on, dureront 6 mois ! Horreur.

Désolée pour ce post super léger, le Covid a eu raison de certains de mes neurones manifestement. Je récupère et je reviens vers vous pour de nouvelles aventures.

[sw1]



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